Mémoires d’une étrangère (ISBN 978-2-87683-591-7) : livre d’or

  • Bachir C. 8 juillet 2020

J’adore !

Cette franchise !

Se mettre ainsi à nu, sans se soucier des jugements et du regard des autres… Mais bien au contraire faire un récit comme un poème par lequel on voit que ce qui est le plus important dans la vie c’est de s’accomplir et de s’écouter pour être le plus soi-même.

J’adore. Je ne voudrais pas le lâcher avant de le finir.

  • haros   29 mars 2018

Cette autobiographie commence comme la vie de l’auteur : forte et choquante avec des mots assassins : « Je ne suis pas belle, je ne ressemble à personne » ! Cette citation c’est le géniteur de l’auteure qui l’a écrite au-dessus même de son berceau à sa naissance ! Quel père peut dire cela à son enfant ???
L’auteur est née dans un milieu bourgeois, elle aurait pu avoir une enfance dorée. Sur certains points elle l’a été, cependant, il lui a manqué le principal : l’amour et la tendresse de ses parents. Elle a vécu une enfance froide, dure, dénuée d’affection et incestueuse. Le passage sur son enfance est juste abordé mais c’est ce que j’ai cru comprendre.

Cette maltraitance aurait pu faire d’elle un être timide, insignifiant, perturbé… Il a fait d’elle une femme affranchie, émancipée, libre et indépendante d’une incroyable intelligence.
Elle s’est imposée dans son métier face aux hommes, elle a vécu à sa manière, sans craindre de choquer par ses pensées et son mode vie qui étaient loin de la bienséance de l’époque (nous sommes alors dans les années 70).

Le langage est soutenu, à l’image de la culture et de l’intelligence de sa narratrice. Son autobiographie est courte mais brute, choquante et l’auteur ne craint pas de parler de sa sexualité à la fois crûment et toute en poésie érotique. C’est aussi une autodidacte qui réussit tout.

J’ai été à la fois choquée, déconcertée et surprise par ces mémoires. J’ai découvert un personnage surprenant, d’une immense culture. J’ai découvert une personnalité en avance sur sa génération. Une femme forte, une battante !
Je ne lis que très rarement des autobiographies, mais il est vrai que le résumé m’a interpellé. Il se trouve que Anne Steinberg-Viéville tient un blog, et comme sa personnalité m’a plu, je vais aller voir ça de plus près. J’ai trouvé dommage que ces mémoires soient si courts et, en curieuse que je suis, j’aurais aimé en savoir plus sur son enfance et son rapport avec ses parents avec des situations plus détaillées. Cependant, je peux comprendre que l’auteure n’ait pas souhaité s’étendre sur cette période de sa vie.

Son père n’avait pas tout à fait tord « Elle ne ressemble à personne! »

Je remercie l’auteur et La Compagnie Littéraire pour cette lecture. 

Lien : HTTP://WWW.HELLOBEAUTYMAG.FR..

 

26 mars 2018

 
 
J’ai trouvé ce roman autobiographique très intéressant. L’auteure nous y raconte sa vie, c’est un récit très fort, elle commence par les paroles que son père a eues à sa naissance « je ne suis pas belle, je ne ressemble à personne », elle nous parlera de son enfance difficile en compagnie de parents qui ne l’aiment pas, son père est très strict et sa mère ne la considère pas comme elle le devrait.
Elle nous raconte également comment « elle s’est construite contre ses géniteurs. » Nous la suivrons dans sa vie privée ainsi que dans sa vie professionnelle .
Elle a construit ce livre en fonctions des étapes de sa vie, chaque chapitre aborde un thème.
Ce roman est court et se lit très bien, la plume de l’auteure est fluide et très agréable à lire, on se laisse emporter par son récit avec une grande facilité.
Je vous conseille de suivre ce lien pour découvrir ce roman autobiographique qui ne vous laissera pas indifférent, vous ne serez pas déçu.
  • Marie Nel, blogueuse

18 mars 2018

http://marienel-lit.over-blog.com/2018/03/memoires-d-une-etrangere-de-anne-steinberg-vieville.html

Un roman intéressant, autobiographique, sur la vie de l’auteure depuis sa jeunesse. Elle attaque très fort son récit en rapportant les paroles de son père à sa naissance : « Je ne suis pas belle, je ne ressemble à personne. »

Anne est née en France mais se sent une étrangère dans sa famille avec un père très strict né en Allemagne, résistant, maquisard et légionnaire et une mère qui l’a toujours considérée comme une fille de remplacement à celle qui est décédée. Une enfance pas joyeuse où elle ne se sent pas aimée, dur avec de telles bases d’arriver à se construire enfant mais aussi adulte. Cela laisse des séquelles et cicatrices à vie. Anne est une travailleuse, elle s’est réfugiée dans ses études qu’elle a menées avec brio. Comme elle le dit « elle s’est construite contre ses géniteurs ».

La vie de cette femme est le modèle même du principe de résilience, faire de ses manques et ses faiblesses une grande force pour construire sa vie. Nous suivons donc Anne au cours de sa vie privée et professionnelle, les choix qu’elle fait. On se rend compte qu’elle fait tout ça avec toujours en pensée le modèle parental qu’elle ne veut pas reproduire.

Ce livre est construit selon les étapes de la vie de l’auteure, avec un thème par chapitre. Elle a même fait un « faux épilogue » en milieu de récit, une sorte de coupure avant la vieillesse, pour elle, synonyme de réinvention.

Ce roman assez court se lit très facilement. J’ai beaucoup aimé le style de l’auteure, direct, sans fioritures, concret. Je me suis laissée emporter par ses mots, soutenus parfois, et je n’ai pas vu les pages défiler. Je suis émue et particulièrement touchée par cette femme et sa façon de faire de sa vie une réussite malgré de mauvaises fondations.

Un roman rempli d’humanité que je vous conseille de découvrir.

  • Georgette, blogueuse

17 mars 2018

https://leschroniqueslitterairesdegeorgette.wordpress.com/2018/03/17/memoires-dune-etrangere/

Auteure : Anne Steinberg-Viéville

Éditeur : La Compagnie Littéraire

71 pages (version epub)

Quatrième de couverture : 

« En grande section de Maternelle, je découvris qu’il n’y a que deux opérations fondamentales : l’addition et la soustraction desquelles participent la multiplication et la division. Au lieu de m’encourager dans mes observations, mon scientifique de père fêla ma confiance sans pour autant altérer mon opiniâtreté native ni interrompre mes investigations cérébrales. »

Les bonnes fées ne se sont pas penchées sur le berceau, pourtant doré, de la petite fille où sont épinglés les mots « Je ne suis pas belle, je ne ressemble à personne », nous révèle d’emblée Anne Steinberg-Viéville.

Mémoires d’une étrangère est un récit autobiographique fort, ne craignant ni de choquer ni de déranger du moment qu’il y va et de la survie de l’auteur et de son désir de transmettre cette soif inextinguible de découvertes et de recherches alliée à un puissant amour de la vie.

Une belle revanche sur l’enfance, sur le silence, sur le temps et qui nous invite à réveiller notre corps aussi bien que notre esprit.

Mon avis : 

Que dire de plus que le résumé ne le dit déjà?  Une biographie sincère d’une femme qui est allée au-delà des conventions et qui a su s’adapter à un monde en perpétuel changement tout en respectant ses désirs.

Cette biographie courte, simple et concise et qui est un peu écrite comme une fiction, m’a emportée dans son sillage parce que j’ai aimé sa façon de penser et de s’adapter. Je ne suis pas très fan des biographies, mais ici j’imagine qu’elle m’a rejoint parce que nos personnalités sont compatibles. Quoi que j’aurais aimé avoir plus de détails lors de certains passages, comme lorsqu’elle s’est servie de sa maladie pour apprendre un nouveau métier. Mais en règle générale, elle en dit assez pour avoir une vue d’ensemble de sa vie, sans nous perdre en cours de route.

Note : 4.5 / 5

 

  •  Marion4bp, lectrice (via Instagram)

7 février 2018

En mode cocooning pour ma convalescence avec un livre : Mémoires d’une étrangère de Anne Steinberg Viéville : un livre pas épais, bien écrit, fort et vivant, pile ce qu’il me faut en ce moment. Merci à la Compagnie littéraire pour la découverte.

  • Monika Kliava, éditrice

30 janvier 2018

Une autobiographie à ne pas manquer !

  •  Gé Z…, lecteur

7 janvier 2018

Contre toute attente, livre très érotique qui m’a fait bander !

26 décembre 2017 

Et les mots me manquent après ma lecture des courts mémoires d’Anne Steinberg-Viéville.

Mais je retiens…
… sa première lecture Les fleurs du mal de Charles Baudelaire. Elle avait cinq ans.
… son premier métier : professeur de lettres. Elle avait dix-neuf ans.
… son amour pour les mots.
… son amour pour la musique, la peinture (Kandinsky, Dürer, Nicolas de Staël et d’autres).
… son amour pour les mathématiques.

Sans oublier…
… Marlene Dietrich.
… « Le cher et tendre » Bernard.
… Paris, Nice, Antibes
… la maladie
… l’amour, la vie, le sexe.

Le plaisir de découvrir une femme indépendante et libre, curieuse en tous domaines et soucieuse de l’éveil de l’esprit. Une femme intéressante à lire. Très intéressante, Anne Steinberg-Viéville.

Regard aiguisé, beauté de l’écriture aux mots puissants sur les faits marquants de son existence. L’essentiel y est sans superflu, ni aucune superficialité.
Maîtresse de sa vie, Anne nous offre une belle leçon : jouir… de la vie, se nourrir de l’Art, s’élever encore et toujours plus et aimer le Beau, le sublime.

Merci à elle.
Merci à La Compagnie Littéraire, les éditions des Mémoires d’une étrangère qui m’ont permis de lire Anne Steinberg-Viéville. Partenariat via SimPlement

26 décembre 2017

J’ai donc lu ces jours-ci votre livre.

Belle plume élégante, franchise confondante et lucidité aiguë. Texte tragique, puis audacieux.

Tâchez maintenant de prendre de la distance par rapport à vous-même et d’écrire sur les autres? Mais l’autobiographie est peut-être votre terrain de prédilection.

  •  Eleutheria, lectrice, chroniqueuse sur Livraddict :

11 novembre 2017

J’ai pu découvrir Mémoires d’une étrangère d’Anne Steinberg-Vieville dans le cadre d’un partenariat Livraddict donc je remercie chaleureusement l’auteur ainsi que la maison d’édition La compagnie littéraire pour cette lecture

Mémoires d’une étrangère est une autobiographie. Il suffit de regarder vite fait Mes étagères pour s’apercevoir que j’ai très peu lu d’autobiographies alors je ne savais pas trop à quoi m’attendre.

L’autobiographie en elle-même nous offre un aperçu de l’auteur et ses pensées, son enfance, sa vie amoureuse, son travail et ses espoirs. Le langage y est plus soutenu que celui auquel je suis habituée à travers mes lectures et on sent une forte maîtrise de l’écriture. Toutefois le récit est fluide et facilement compréhensible. Le langage et les références indiquent que l’auteur est sûrement une femme cultivée (ce que j’ai pu confirmer en cherchant un peu sur Internet par la suite).

Après la forme, regardons le fond d’un peu plus près. Anne Steinberg-Vieville retrace sa vie, de l’enfance, où elle n’avait pas vraiment sa place auprès ses parents, à la femme qui assume pleinement ses choix et ses pensées. Personnellement c’est principalement son enfance qui m’a touchée ; dès son plus jeune âge, elle n’a pas reçu l’amour parental que tout enfant désire et dont il a besoin pour se développer sainement. Intelligente et douée, elle a grandi sans l’approbation ou les encouragements des siens. 

S’en suit l’adolescence et l’âge adulte, elle s’émancipe peu à peu de la pression familiale en faisant ses propres choix, comme celui de se diriger dans une formation littéraire plutôt que scientifique. Son émancipation passe aussi par les choix qu’elle fera dans sa vie privée ; plutôt que de se ‘ranger’, elle choisira de s’épanouir en tant que femme avec un amant lui-même marié.

Mon ressenti, c’est que cette autobiographie est un peu le procès qu’elle fait à ses parents et l’absence d’amour qu’ils ne lui ont pas donné. C’est comme si elle tournait la page en montrant que malgré son passé et ses lourds bagages, elle est devenue cette femme curieuse, amoureuse de la vie, libertine assumée. Une femme libre et épanouie. Car la liberté ce n’est pas seulement les attaches de la vie et ses obligations, c’est aussi la capacité à lâcher prise sur le passé, sans l’oublier et à aimer chaque instant que le présent nous offre.

Je ne saurai trop comment conclure ce que je ressens car ce n’est qu’après coup que j’ai vraiment apprécié cette lecture. De par le genre, ça ne se lit pas comme un roman. je crois même que c’est cette introspection qui est intéressante car son parcours soulève de multiples questions sur le genre de femme que l’on est et que l’on désirerait être, sur la liberté et la philosophie de vie de chacun.

Si je ne devais retenir qu’un passage…

« Vieillir, quand le désir est encore là, c’est continuer de vivre et vivre c’est agir pour se réinventer ; c’est refuser de devenir un naufragé du quotidien. »

 

  • Juliette BLAMONT 2, auteur :

14 novembre 2017

(…) Vous dire mes impressions à la lecture, ravie, des Mémoires d’une étrangère au milieu des prés en compagnie de mes deux chèvres Pan et Colette que j’emmène lire chaque jour parmi les oliviers.

En l’ouvrant, et heureuse de son existence – c’est toujours un tel plaisir qu’un livre existe, que se détache de l’informe et s’inscrive dans le monde une pensée neuve – je me demandais si la surprise de la première lecture, de votre force d’être vous, de l’originalité de la forme (une vie mais non, une façon d’être au monde, eh oui !), de la liberté bienfaisante, si cette surprise serait renouvelée ou atténuée (comme on s’habitue au meilleur) par la découverte du livre de papier.

Je n’ai pas été déçue !!! La nouvelle partie !!!

Après la théorie – comment vivre sans maître – la pratique ! J’ai été déroutée, j’ai rougi, j’ai été choquée, non par la crudité s’entend, mais par votre position dans cette histoire, par votre déclaration de liberté qui se retourne en son contraire, par la réponse de l’amant qui souvent m’a fait penser à la lettre inaugurale de l’œuvre de Sophie Calle, Prenez soin de vous, par ce mystère qu’est pour moi l’attraction des femmes pour les hommes malgré l’infériorité évidente de ces derniers, et puis j’ai ri, beaucoup, d’avoir rougi, d’avoir été choquée, d’avoir en somme été happée par la vérité de votre écriture.

Que l’intime se dévoile ainsi à nous lecteurs m’a procuré un type inédit de plaisir de lecture : celui du devoir, esthétique et existentiel, de trouver l’exacte, juste, respectueuse, ludique distance de lecture pour accueillir le torride et le glacial, la liberté et l’esclavage, l’impudique et la pudeur, que vous nous donnez dans ces pages.

Merci à vous pour ce plaisir.

  • Anaisloveslife, lectrice, chroniqueuse sur Livraddict :

3 novembre 2017

J’ai eu le plaisir de lire ce livre grâce aux partenariats proposés par le site Livraddict ici et à la gentillesse de l’auteure et de la maison d’édition La compagnie littéraire ici. Je tiens à les remercier tous deux pour la confiance qu’ils m’ont accordé et pour l’opportunité que représente cette lecture.

J’ai découvert cette lecture anodinement en participant à un partenariat. En temps normal, je lis relativement peu d’autobiographie et j’ai ainsi pu découvrir une auteure que je ne connaissais pas. Cette lecture est d’ailleurs une assez bonne surprise. 

En résumé, ce livre est l’autobiographie d’Anne Steinberg-Vieville qui à travers ce récit nous raconte son enfance et sa vie adulte. Elle nous livre ici son parcours improbable mais très personnel. 

Au niveau de l’écriture de l’autobiographie, je trouve que le récit est très bien écrit, l’auteure a une plume agréable à lire. Le texte est relativement court, je l’ai lu d’une traite. C’est donc ici une lecture agréable qui est fournie, certes courte mais forte plaisante. 

Au niveau du récit en lui-même, j’ai beaucoup apprécié lire la vie de l’auteure dans ce texte. De son enfance à son âge adulte, on découvre une personne bien singulière et peu commune. J’ai aimé retrouver une fille puis une femme pleine de convictions, sûre de ses choix et libre. Sur beaucoup de points, je l’ai trouvée très inspirante même si je n’adhère pas à l’ensemble de ses opinions. Je retiens dans ce livre, une vraie sensation d’indépendance de la part de l’auteure et une émancipation de celle-ci vis-à-vis d’abord de ses parents puis des hommes en général. J’ai également trouvé cela très appréciable de trouver une femme qui poursuit ses études, être toujours en recherche d’apprendre et qui ne s’excuse pas d’être “une femme qui réussit” quelque soit ce que les gens pensent. Et surtout j’ai trouvé cela bien de mettre en avant cette femme qui vit et profite de sa vie sans changer en fonction du regard des autres. 

Les plus : une vision très inspirante, une belle image de la femme, une lecture courte et agréable. 

Les moins : des choix parfois dérangeants.

  • Pauline PREVOT, lectrice : 

22/10/2017

Lorsque j’ai terminé les Mémoires d’une étrangère, ma première pensée fut : « c’est trop court ».

J’ai lu ce livre d’un trait, il est – il faut dire – très bien écrit.

On y voit apparaître en pointes et en pics, une personnalité comme on a peu la chance d’en rencontrer. Elle découvre la lecture à l’âge de 5 ans avec Baudelaire. Ses parents ne la désiraient pas. Qu’importe! Elle fait fi de tout cela et décide d’en faire une force.

Au travers de son récit, on découvre ses amours, parfois contrariés, pour son père, sa recherche de liberté, sa puissance désirante, son intellectualité. Même dans l’adversité, elle n’a pas renoncé. Elle se transcende pour advenir. Si elle tait ses blessures, c’est pour mieux nous montrer l’essentiel.

Dans l’écrin de ce livre, nous voyons briller les souvenirs parfois encore à vif qui ont permis à cette femme de devenir celle qu’elle est. Et ce, pour le plus grand plaisir de nos yeux.

Merci, merci.

 

  • Juliette BLAMONT 1, auteur : 

30 août 2016  (pré-lecture, en avant-première)

Je vous ai lue hier soir, à peine ouverts mes mails, avant de m’endormir, d’une traite, sur cet engin minuscule qu’est l’i-phone et bien sûr aussitôt après j’ai rêvé de vous ! L’expression « baie des anges » jouait un rôle majeur dans ce rêve en noir et blanc (Jeanne Moreau oblige ?) où vous faisiez d’énigmatiques et décisives apparitions sur fond de musique slave… Serait-ce là une expression par vous acceptable de votre texte emportant et important ? Je m’y risque!!

C’est un sentiment de reconnaissance d’abord que j’ai éprouvé à vous lire. Pas seulement (bien qu’aussi !) reconnaissance pour avoir étanché (jamais assez !) la soif de « connaissance » de vous naturellement, suscitée par notre rencontre, par ce que votre talent inspire de curiosité de vous, mais aussi, plus éthiquement (!), reconnaissance pour la maestria avec laquelle vous affirmez des positions de liberté qu’il est toujours trop rare et si heureux de pouvoir partager et d’entendre défendre (haine tranquille de la famille, mépris du devoir d’enfanter, priorité absolue à la vie de l’esprit, indifférence à la carrière, amour(s) libre(s), choix du moment de sa mort, invention de soi en attendant.)

C’est ensuite et en même temps de la sympathie et de l’admiration, pour votre courage, composé de lucidité avant tout, et d’humour aussi, face aux monstres de l’enfance et face à la maladie, que vous ne manquez d’ailleurs pas de faire se répondre. La sensation libératrice, à vous lire, qu’à condition de hauteur d’âme, et avec l’aide de ce que les meilleurs représentants de l’horrible espèce humaine ont su deviner et inventer, une personnalité assez noble pour résister à toutes les laideurs se construit et se redessine chaque jour au gré de sa fantaisie, de sa curiosité, de son unique bizarrerie.

Et puis c’est encore un autre sentiment, quelque chose comme un « désir de récit », suscité par les épisodes concrets que vous décrivez, les personnages que sont déjà dans ces pages les lieux et les êtres de votre vie.

Voici ce matin mes premières impressions, sans le filtre du temps ou de la réflexion, pour vous remercier au plus vite de ce texte énormément généreux, qui me fait vous imaginer sous les traits d’un preux chevalier galopant glorieusement sous la bannière superbe de sa vie.

  • Gabriel TORRES-HERRERA, journaliste :

Désir des mots

La première fois que j’ai rencontré Anne, ce fut dans l’hiver de l’année 2012, elle portait un manteau court en fourrure et des gants en cuir rouges. Nous nous sommes retrouvés à la terrasse des Deux Magots. À l’époque, je commençais à fréquenter son fils spirituel et nos débuts étaient compliqués. La discussion fut légère mais j’ai été impressionné par sa maitrise des mots. Ce que certains pourraient cataloguer comme de la pédanterie, chez elle est naturel. J’ai été surpris par le traitement respectueux de son fils de cœur, malgré plus de vingt ans de relation, le vouvoiement continuait de rigueur.

Quelques mois plus tard, nous nous sommes croisés en saison estivale à Noirmoutiers. Je n’oublierai jamais que sa tenue de plage a stupéfié mes amies présentes. Elle combinait avec grâce un collier de perles et un chapeau style panama sur le sable d’une plage médiocre – désolé je viens des Caraïbes - au nom évocateur : Le Vieil. Mes amies ne s’en sont toujours pas remises, moi je ne voyais que de la cohérence. Anne est ainsi, elle est capable d’avoir l’air complètement à l’aise en se promenant en combinaison de ski par 40 degrés. Ses Mémoires d’une étrangère , son autobiographie, lui ressemblent : précises, sophistiquées, fantasques, libres.

Dans une soixantaine de pages, elle résume soixante ans de vie et de passion pour les mots, les sciences pures, ses élèves, la neurologie, l’informatique et les bites. Sa mémoire est sélective et élitiste.

Ses Mémoires…, plus qu’un exercice de mnémotechnie, sont un manifeste des ses passions, de ses combats, de ses amours et  desamours.

Son texte est aussi un exercice de choix, elle n’accorde son souvenir qu’aux choses marquantes, aux villes et aux hommes qu’elle a aimés. Ce n’est pas un hasard si elle n’a gardé aucun souvenir de Marseille, une ville qui lui a résisté, qu’elle n’a pas réussi à apprivoiser.

Le début du récit est sans pitié pour ses parents, quelques années de psychanalyse n’ont pas réussi à effacer les blessures. Les souvenirs sont brutaux, le verbe acide. Seulement quelques pages pour décrire la genèse et les origines. Les « géniteurs » – comme elle les nomme – ne reviendront dans le texte que quand il s’agira de revendiquer la liberté, de leur rappeler, encore après leur mort, qu’elle a vécu sa vie telle qu’elle l’a voulue.

La prose est étudiée, recherchée. Même les sextos sont écrits avec panache. Plutôt mourir qu’être vulgaire ! Elle se décrit « catin, hétaïre », c’est son amant qui la révèle « salope ». Ne pas confondre avec de la pudeur, elle compte bien prendre son pied, goulûment et égoïstement, mais chez elle, les mots prolongent le plaisir, lui donnent du sens. Même le frère haï, « ce grand escogriffe velléitaire » a droit au pléonasme « gentil » quand il méritait de plus rudes injures.

Mais notre Anne, n’est « esclave d’aucun baptême », ni de personne. Elle a quitté le statut confortable de professeur des lycées pour assister une neuro- opthalmoloque, donner des cours d’informatique, créer de documentaires d’art, accompagner des artistes dans la création de leur site web ou encore, à plus des cinquante ans, se réinventer salope et assouvir ses passions. Son goût du savoir lui a permis de vivre plusieurs vies en une seule. L’autobiographie terminée, il ne serait pas étrange qu’elle se réinvente à nouveau, ce ne sont pas les idées qui lui manquent. Elle n’a été que la servante de ses désirs, mais que celui qui n’a jamais péché, lui jette la première pierre…

À peine deux heures m’ont suffi pour terminer son autobiographie. J’ai adoré  la lire et la lecture n’a fait que conforter mon avis. Mon amie Anne est de ces personnes qui ont l’air à l’aise en tout lieu.

Pour moi, plus que l’histoire d’une étrangère, c’est l’histoire d’une femme qui revendique sa liberté et qui s’est battue pour l’avoir. Je ne peux qu’émettre un souhait pour elle, qu’encore à 60 ans elle puisse continuer à se faire Baiser -avec majuscule- par des amants « précieux » à son corps et à son esprit et que ça lui donne encore et toujours l’envie d’écrire.

  • Angelica Pruvost-Zanchi, poète :

Seule une semaine chargée en travail et en émotions a retardé bien contre mon gré ma réponse à la Re-lecture de tes mémoires, puisque j’avais eu le privilège et l’avantage de les lire au fil de leur rédaction.

L’émotion était au Rdv dès la première page. 

Puis, je me suis Replongée dans ton écriture superbe : La pure élégance de ton style qui m’a fourni mes premières jouissances littéraires… Cette plume a enfin servie d’écrin à une histoire surprenante, à un être rare, à la femme d’exception magnifique que tu es : L’héroïne aux douleurs contenues, sublimées. La résiliante à la vie. L’ambiguë, la libre, la sauvage. Qui résiste à Thanatos par l’Eros !

Mon amie, j’aime depuis toujours ta Belle et riche personne.

Vite un scénariste pour mettre en images cette fabuleuse histoire de 69 pages,(hasard heureux ou ultime ironie de ta part ?)

  • David Frey, lecteur :

Merci pour ce délicieux moment passé à vos côtés, pendant cette lecture que j’ai dévoré d’un seul trait ! La vie est multiple, elle est merveilleuse, pleine de rebondissements et de surprises, pour qui sait – comme vous – la croquer à pleine dent et en jouir à chaque instant !

Une belle leçon, Merci !

  • Manuela, lectrice :

 J’ai beaucoup aimé votre livre ! Très coquin, il vous ressemble vous êtes une femme très sexy et attirante. Difficile de vous résister !

À quand le prochain livre ! J’ai hâte !

 

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