Le Syndrome identitaire : livre d’or

 

Christine de Pisan, La Cité des Dames  1404-1405

Christine de Pisan, La Cité des Dames 
1404-1405

  • Eska Kayser, artiste peintre :

« Écriture ciselée, concision chantante. Jolies citations. Quel courage ! Je suis heureuse de vous connaitre. Félicitations. » (le 28 juin 2019)

  • Michèle Blot, poète :

« J’aime votre écriture, votre art du mot juste. » (le 2/07/2019)

  • Corneliu, « grand méchant loup »

« L’identité peut être définie comme une somme de « paramètres » extérieurs, héritage de nos géniteurs, que nous pouvons améliorer mais c’est surtout la finalité des améliorations qui forme la personnalité, l’ADN de l’identité. Un travail titanesque que très peu de gens réussissent à accomplir. » (6 juillet 2019)

  • Jeanne Gatard, poète du mot, du trait :

« Je suis en plein dans la lecture du Syndrome. Avec un esprit de synthèse et de suspens, vous avez mené les choses tambour battant. C’est avec ce même tambour que vous allez poursuivre la vie en écriture. Ne lâchez ni votre santé ni votre écriture… Vous avez compris que la vie donnée est courte, ne la perdez pas à nous donner votre temps. Merci au phénix de Babylone. » (le 8 juillet 2019)

Une opération chirurgicale qui tourne mal, associée à un dysfonctionnement métabolique, et voici Anne Steinberg-Viéville clouée dans un lit d’hôpital entre la vie et la mort.

C’est à l’occasion de ce séjour aux portes de l’outre-tombe que l’auteure et artiste part à la recherche de son identité.

Le syndrome identitaire, deuxième livre autobiographique d’Anne Steinberg-Viéville, nous livre le fruit de cette confrontation ultime à soi-même et nous pose cette question fondamentale : notre identité nous est-elle donnée à la naissance? Ou l’acquérons-nous plutôt par nos choix, nos paroles et nos actes? Un peu des deux, ou s’agit-il encore d’autre chose?

Un livre à découvrir sur le site de la Compagnie littéraire.

  • Monika Kliava, éditrice

Résumé : Après Mémoires d’une étrangère, Anne Steinberg-Viéville signe à La Compagnie Littéraire son deuxième ouvrage, Le Syndrome identitaire. Toujours à caractère autobiographique, le récit nous plonge dans un moment où la vie de l’auteur ne tient plus qu’à un fil, « à l’Unité 3 de Réanimation médicale ». Alors que la mort pourrait triompher, le mental de la patiente se focalise sur sa propre identité…

Et si je somatisais ce nom sans toutefois parvenir à lui donner vie ? Moi qui n’ai pas voulu y renoncer, rebelle aux conventions matrimoniales qui dépossèdent les femmes de leur identité. Mais qu’est-ce que l’identité ? Ce qui ne dépend pas de moi et qui est inscrit à l’État civil ou la personnalité patiemment construite au fil de l’existence ?

Autant de questions qui ramènent la patiente à ses vieux démons et qui laissent le lecteur face à une difficile interrogation métaphysique. La radicale économie de moyens littéraires fait-elle la paradoxale puissance de ce texte ?

À propos de l’auteur Anne Steinberg-Viéville : Anne Steinberg-Viéville tient aussi un blog, dont on peut tirer son portrait intellectuel : loin de toute didactique, elle propose d’étonner l’œil de l’amateur d’art ; sa méthode souvent comparatiste et son regard très mathématique donnent à voir des merveilles secrètement dissimulées par les artistes ; en cérébrale, elle commence par la rédaction des textes, qu’elle enregistre, puis illustre au moyen d’images fixes ; en geek, elle réalise montage et synchronisation ; en pollinisateur des savoirs, elle diffuse ses points de vue sur Internet.

Extrait :

— Nom d’usage ? Prénom ? Nom de naissance ?

— STEINBERG.

Jusqu’alors, il ne s’agissait que d’un nom ashkénaze décrivant un lieu d’origine, une montagne de pierres, acquis par obligation quand se constituèrent les États-nations des empires austro-hongrois et russe à la fin du XVIIIe siècle. Mais en cette nuit glaçante où Thanatos s’invita à l’Unité 3 de Réanimation médicale, il prit pour la patiente une tout autre résonance : atteinte d’un dysfonctionnement du métabolisme phosphocalcique et victime d’une intervention loupée sur un monstrueux calcul rénal (amas de pierres de 5 cm de long mimant les formes d’un fœtus calcifié), il s’imposa comme le nom de sa pathologie, non encore identifiée.

— Et si je somatisais ce nom sans toutefois parvenir à lui donner vie ? Moi qui n’ai pas voulu y renoncer, rebelle aux conventions matrimoniales qui dépossèdent les femmes de leur identité. Mais qu’est-ce que l’identité ? Ce qui ne dépend pas de moi et qui est inscrit à l’État civil ou la personnalité patiemment construite au fil de l’existence ? Alors que la mort pourrait triompher, cet interrogatoire me confirme que pour l’Administration l’identité se résume à un patronyme, un prénom, quelques dates et un sexe. Une loterie et non un destin.

(le 6 septembre 2019)

 

Mots-clefs :, , , , , ,

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Les Stars |
Lecercledesarts |
Lizon |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Circuitvietnam
| Le Tour de France de Fermes...
| jsdc